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Le SPLA Magazine
Tous les services / 2e et 3e cycles | 2016-02-19 14:34:16
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    magazine Les cycles supérieurs POINT DE VUE TROP SCOLARISÉ ? Un mythe à déconstruire Conseils de pro Apprenez à parler le langage des employeurs Profil d’entrepreneur TÉMOIGNAGE D’UNE DOCTORANTE ENTREPRENEURE ISSN 2368-2523

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    BANQUE D’EMPLOYEURS un atout pour mieux connaître votre secteur d’emploi ! Pour une recherche d’emploi qui donne des résultats, ne vous contentez pas de consulter les offres affichées. Allez au-devant des choses et découvrez les employeurs potentiels à l’aide des nouveaux profils d’employeurs dans le site Web du SPLA. Parmi les entrepri ses qui font affaire avec le SPLA, il est maintenant possible d’identifier celles qui vous intéressent le plus en consultant leur profil dans la banque d’employeurs. ON Y RETROUVE : • une description de l’organisation • les offres d’emploi et de stage actuellement affichées par l’employeur • les offres affichées au cours des 24 derniers mois • l’historique des visites de l’entreprise sur le campus et plus encore ! Plus de 6 000 Profils d’employeurs à consulter ! www.spla.ulaval.ca

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    Numéro 4 Hiver 2016 SOMMAIRE magazine POINT DE VUE TROP SCOLARISÉ ? Un mythe à déconstruire Conseils de pro Apprenez à parler le langage des employeurs Profil d’entrepreneur TÉMOIGNAGE D’UNE DOCTORANTE ENTREPRENEURE Les cycles supérieurs Édito 3 Passer en mode recherche ! Zone Étudiante 4 Conseils de pro Pour sortir de la bulle universitaire 6 ISSN 2368-2523 Notre page couverture : Shutterstock 6 Perspectives Des analyses pour connaître le marché de l’emploi 7 Profil d’entrepreneur Témoignage d’une doctorante entrepreneure 9 S.O.S. Recherche d’emploi Poste en recherche ou poste professionnel : rédiger le bon CV Zone employeur 11 Zoom sur… La banque de CV en ligne 7 13 Dans la mire La recherche : un atout pour votre entreprise 14 Point de vue Peut-on être trop scolarisé ? 14

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    Le SPLA publie un livre ! Au travail, ça roule? Un outil pour favoriser une prise de conscience individuelle et collective des facettes qui influencent le bien-être au travail. Trouvez votre piste pour être bien au travail ! Disponible en librairie ou au www.septembre.com spla.ulaval.ca

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    ÉDITO Par Richard Buteau magazine RÉDACTEUR EN CHEF : Richard Buteau COORDONNATRICE À LA PRODUCTION ET À LA RÉDACTION : Valérie Boudreault-Thiboutot RÉVISEURES : Nathalie Bissonnette, Emmanuelle Tremblay et Manon Robichaud CONCEPTION ET MONTAGE GRAPHIQUE : Isabelle Roy COLLABORATEURS : Nathalie Bissonnette, Emmanuelle Tremblay, Vicky Bellehumeur, Caroline Langelier et Amélie Martel Le SPLA Magazine est publié deux fois l’an, une fois à l’automne et une fois à l’hiver, par le Service de placement de l’Université Laval (SPLA). Il est distribué gratuitement dans les présentoirs du campus de l’Université Laval et à certains endroits à l’extérieur du campus. Il cible les employeurs, les travailleurs et les chercheurs d’emploi issus du milieu universitaire. La mission du Service de placement de l’Université Laval est d’accompagner les étudiants et les diplômés afin qu’ils réussissent leur intégration professionnelle. L’équipe est mobilisée afin de les soutenir dans le développement de leur autonomie. Un merci spécial à toute l’équipe du Service de placement pour avoir contribué au contenu du magazine. Le Service de placement Pavillon Alphonse Desjardins 2325, rue de l’Université Local 2447 Québec (Québec) G1V 0A6 418 656-3575 spla@spla.ulaval.ca spla.ulaval.ca Toute reproduction, en totalité ou en partie, est interdite sans l’autorisation écrite du rédacteur en chef. ISSN : 2368-2523 Crédit photo : Marc Robitaille Passer en mode recherche ! C’est avec fierté que je vous présente le 4 e numéro du SPLA Magazine. Pour cette édition, nous avons choisi d’explorer le monde de la recherche et le thème de l’insertion professionnelle des étudiants et diplômés de maîtrise et de doctorat. Univers fascinant, s’il en est un, la recherche constitue un des piliers de notre grande université. Il nous est donc apparu important de mettre en lumière cette expertise au regard des enjeux actuels liés à l’employabilité. Avoir une maîtrise ou un doctorat constitue un avantage certain dans le monde complexe qui nous entoure. L’économie du savoir, l’innovation et les avancées technologiques de plus en plus poussées exigent l’embauche de professionnels compétents qui sauront relever les défis d’aujourd’hui et de demain. Mais le marché du travail et le monde de la recherche universitaire n’obéissent pas tout à fait aux mêmes règles en matière d’emploi. C’est pourquoi nous avons cru bon de vous proposer, à vous étudiants des cycles supérieurs, des pistes de réflexions et des outils essentiels pour savoir comment vous démarquer en fonction de votre projet professionnel. Nous souhaitons également sensibiliser les employeurs à l’apport incroyable de la recherche pour leur entreprise. Véritable force vive, les diplômés des cycles supérieurs à l’Université Laval sont près de 2 000 chaque année à franchir les portes du campus, prêts à offrir leurs services et leurs connaissances. Ces jeunes chercheurs issus de toutes les disciplines possèdent les compétences qu’il vous faut pour pousser votre entreprise vers les sommets ! Vous visez le développement de nouveaux produits ou le déploiement de procédés plus efficaces ? Vous désirez solidifier votre marché et mieux comprendre le comportement de vos clientèles ? Peu importe votre secteur d’activité, vous gagnerez à explorer les options de recrutement aux cycles supérieurs. Fier de contribuer à l’avancement professionnel des jeunes chercheurs et au développement des entreprises de la région, le SPLA se fait un devoir d’être constamment au diapason des enjeux économiques pour proposer des outils et des services qui permettent tant aux étudiants qu’aux employeurs d’atteindre et de dépasser leurs objectifs. Dans cette édition d’hiver 2016, vous découvrirez donc une foule de trucs, de conseils et d’histoires à succès qui sauront, je l’espère, vous inspirer et vous guider vers le chemin de l’innovation et du dépassement. Je vous laisse donc au plaisir de découvrir les différents articles que nous avons préparés pour vous. Bonne lecture ! RICHARD BUTEAU Rédacteur en chef et directeur du Service de placement de l’Université Laval spla.ulaval.ca / Hiver 2016 3

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    CONSEILS DE PRO Par Vicky Bellehumeur et Caroline Langelier Sortir de la bulle universitaire Crédit photo : Shutterstock Vous aimez étudier, apprendre, découvrir, pousser toujours plus loin vos connaissances ? Vous êtes curieux, précis, soucieux des détails, méthodique ? Ces éléments font peut-être partie des raisons qui vous ont conduit à entreprendre des études de maîtrise, de doctorat ou de postdoctorat. Ainsi, après plusieurs années d’investissement et d’efforts, vous voilà donc où vous rêviez d’être ! Il ne vous reste qu’une chose : obtenir un poste de professeur d’université ou de chercheur. Oups ! C’est ici que ça se complique ! Il semble y avoir beaucoup plus d’appelés que d’élus. Vous n’avez donc plus le choix, il vous faut sortir de la bulle universitaire… C’est pourtant tout ce que vous connaissez ! Pour effectuer le passage du monde universitaire au marché du travail sans, comme le dit l’expression, « péter votre bulle », voici quelques pistes de réflexion à mettre en application ! LES QUESTIONS FONDAMENTALES Après toutes ces années investies dans le domaine de la recherche dans le milieu universitaire, savez-vous qui vous êtes vraiment ? Sauriez-vous parler de ce que vous savez faire et, surtout, sauriez-vous le dire dans le langage des employeurs? Quelles compétences recherchées sur le marché du travail avez-vous acquises au fil de vos années d’études ? Êtes-vous en mesure de rédiger un CV et une lettre de présentation qui ne ressemblent pas à une demande de subvention ? Connaissez-vous des personnes qui peuvent vous aider à faire votre place en entreprise ? Voilà bien des questions sur lesquelles il est urgent de se pencher! ÊTRE OU NE PAS ÊTRE UNIQUEMENT UN PROJET DE RECHERCHE ? Lorsqu’on travaille depuis plusieurs années sur un sujet précis, qu’on développe une expertise de pointe, qu’on concentre ses efforts sur la recherche, il peut arriver qu’on s’oublie un peu. Si un employeur vous demandait : « Parlez-moi de vous ? », est-ce que c’est votre sujet de recherche qui vous viendrait d’abord en tête ? Si c’est le cas, il est temps de prendre quelques minutes pour réfléchir à vos forces, vos limites, vos compétences, vos réalisations (pas uniquement celles en recherche), vos valeurs, vos connaissances globales et vos habiletés pratiques! Sur ce dernier point, que diriez-vous à un employeur qui veut savoir ce que vous savez faire ? Vous seriez probablement tenté de lui répondre que vous effectuez un doctorat, que vous écrivez une thèse, que vous réalisez une revue de littérature, etc. Malheureusement, cette façon de présenter les choses ne vous met pas en valeur et ne reflète pas du tout la réalité vécue en entreprise ! Parler le langage des employeurs s’avère donc un atout précieux pour savoir tirer votre épingle du jeu peu importe votre projet professionnel. Pour réussir votre passage de l’université au marché du travail, il vous faudra en effet faire l’exercice de transposer votre savoir-faire universitaire en habiletés pratiques. Ainsi, au lieu de dire que vous effectuez un doctorat, vous pourriez plutôt parler de votre capacité à gérer un projet. De même, écrire une thèse peut se traduire par rédiger un rapport d’expertise. Développer des outils de communication pour un public cible devient plus intéressant pour l’employeur que de savoir que vous avez conçu des affiches scientifiques. Assurer une veille technologique ou de connaissances aura plus d’impact que le terme « revue de littérature ». À vous de trouver ces mots qui allumeront l’employeur tout en lui démontrant toute la valeur de ce que vous avez développé aux études supérieures ! 4 Hiver 2016 / spla.ulaval.ca

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    CONSEILS DE PRO Par Vicky Bellehumeur et Caroline Langelier Les employeurs nourrissent souvent de plus grandes attentes envers les candidats issus des cycles supérieurs. Assurez-vous donc, au cours de votre parcours scolaire, de vous engager dans des activités qui vous permettent de développer plusieurs types de compétences. Par exemple, les expériences en gestion (financière, matérielle et humaine) constituent un atout précieux, d’autant plus qu’il peut s’agir d’une exigence importante pour un employeur qui recrute une personne de ce niveau. PASSEZ DE LA THÉORIE À L’ACTION ! Apprenez aussi à faire une promotion adéquate de votre candidature. Un CV de 8 pages comprenant toutes vos publications risque d’accentuer les perceptions négatives de certains employeurs face à la surspécialisation des diplômés des cycles supérieurs. Soyez bref ! Un CV de 2-3 pages mettant en vedette vos expériences pertinentes au poste ciblé aura davantage d’impact. Même chose pour votre lettre de présentation. Cette dernière doit être concise et surtout personnalisée. Faites des liens pertinents entre ce que vous avez à offrir et le mandat proposé par l’organisation. Finalement, si les postes affichés dans les différents sites d’emploi ciblent en majorité des diplômés de formation technique et de baccalauréat, soyez conscient qu’aux cycles supérieurs, les emplois s’obtiennent davantage par le réseautage. Il est donc essentiel que vous développiez tout au long de votre parcours votre capacité à établir des liens avec des personnes qui pourraient avoir une influence positive sur votre intégration professionnelle. Des stratégies comme participer aux journées carrière de votre département ou faculté, aux 5 à 7 réseautage de votre secteur d’activité ou adhérer au programme Mentor du SPLA sont quelques exemples à mettre de l’avant. Vous pouvez également créer votre CV en ligne et alimenter votre profil sur LinkedIn. Bref, gardez votre réseau vivant tout au long de vos études. Si moins d’un titulaire de doctorat sur cinq décroche un emploi de professeur d’université à temps plein, alors mieux vaut préparer un plan B qui saura répondre à vos aspirations. De beaux défis sont à relever hors du secteur universitaire. Il n’en tient qu’à vous de bien vous y préparer en posant dès maintenant les actions qui influenceront votre vie professionnelle ! Si cet exercice est difficile pour vous, un conseiller en emploi du Service de placement peut vous accompagner efficacement dans cette réflexion. Crédit photo : Shutterstock spla.ulaval.ca / Hiver 2016 5

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    PERSPECTIVES Par Emmanuelle Tremblay LES ANALYSES DE MARCHÉ DU SPLA Les perspectives d’emploi constituent un facteur important dans le choix et la poursuite des études. Savoir identifier les professions d’avenir et les exigences liées au travail dans un domaine précis représente un atout et une motivation de taille dans le parcours des étudiants. C’est avec ce souci en tête que les conseillers en emploi du SPLA analysent régulièrement le marché du travail dans les différents secteurs d’emploi. Jusqu’à présent, près de 70 analyses de marché ont été réalisées dans une large proportion des domaines d’études offerts à l’Université Laval. Ces analyses, qui peuvent être consultées dans le site du SPLA, comportent des informations utiles, notamment sur les débouchés possibles, les statistiques d’embauche, la répartition des emplois selon les régions ou encore les tendances du marché dans un domaine précis. Ces analyses permettent également de mieux se renseigner sur les types d’emplois offerts dans un secteur, les tâches demandées, les exigences requises et les employeurs potentiels. Outils utiles pour mieux prendre des décisions éclairées, les analyses de marché du SPLA sont consultées par près de 20 000 personnes par année, autant par les étudiants que par les conseillers en orientation. Facilitez votre intégration professionnelle en lisant dès maintenant celle qui correspond le mieux à votre programme d’études! Crédit illustration : Shutterstock Pour produire ces analyses, les conseillers en emploi se basent sur leurs rencontres avec les employeurs, les étudiants et les diplômés, sur les nombreuses offres d’emploi reçues au SPLA chaque année, sur le site d’information scolaire et professionnelle Repères et sur les statistiques et les études publiées dans les sites gouvernementaux et ceux des associations et des ordres professionnels. 6 Hiver 2016 / spla.ulaval.ca

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    PROFIL D’ENTREPRENEUR Par Nathalie Bissonnette DOCTORANTE ET ENTREPRENEURE : un parcours inspirant! Aujourd’hui, la voie professorale n’est plus la seule avenue qui s’offre aux étudiants des cycles supérieurs. Certains diplômés, selon leur spécialisation, se retrouvent autant dans le secteur privé que public. D’autres voient dans leur projet de recherche un potentiel entrepreneurial. C’est le cas de Sonja Behmel, une doctorante qui a créé, avec des collègues, l’entreprise Watershed Monitoring. Cette jeune entreprise offre, entre autres, des services pour l’analyse de données sur la qualité et la gestion de l’eau ainsi que l’aménagement urbain. Sonja Behmel Sonja Behmel est une entrepreneure dans l’âme. Originaire d’Allemagne, elle est arrivée au Québec en 1993. Après avoir fait un DEP en commercialisation de voyage, elle achète une première entreprise. Elle est maintenant propriétaire de Watershed Monitoring. Son succès professionnel est dû à une série de belles rencontres professionnelles et de choix judicieux qui l’ont amenée à se surpasser. SPLA MAGAZINE : COMMENT VOS ÉTUDES ONT-ELLES INFLUENCÉ VOTRE DÉCISION DE CRÉER UNE ENTREPRISE ? Sonja Behmel : Comme je voulais parfaire mon français, j’ai d’abord entrepris un baccalauréat en études internationales et langues modernes avec une concentration en environnement. Quand on se lance en affaires, on doit apprendre à rédiger de manière stratégique, car cela peut faire toute la différence lorsqu’on est à la recherche de subventions et de concours. Durant mon baccalauréat, j’ai rencontré un professeur, Reinhard Pienitz, qui m’a proposé de faire une maîtrise et de travailler avec lui sur la qualité de l’eau des lacs. Nous avons réalisé un projet de recherche appliquée, en collaboration avec l’Association pour la protection du lac St-Charles et des marées du Nord (APEL), en créant un prototype d’une base de données spatio-temporelles sur la qualité de l’eau. SPLA MAGAZINE : À QUEL MOMENT AVEZ-VOUS SU QU’IL Y AVAIT UN POTENTIEL COMMERCIAL ? Sonja Behmel : Les choses se sont enchaînées. Juste avant de finir ma maîtrise, j’ai commencé à travailler pour l’APEL. Par la suite, j’ai débuté mes études au doctorat parce que nous avons eu l’idée d’un deuxième projet de logiciel en créant un outil d’aide à la décision pour la planification des programmes de suivi de la qualité de l’eau. De plus, comme nous voulions percer le marché de l’Allemagne, il devenait aussi incontournable pour moi de poursuivre mes recherches, car là-bas la personne qui n’a pas de doctorat a moins de crédibilité. En 2013, mon partenaire et moi savions que notre projet répondait à un besoin du milieu et nous avons donc décidé de fonder l’entreprise Watershed Monitoring. SPLA MAGAZINE : QU’EST-CE QUI A ASSURÉ LE SUCCÈS DE VOTRE PROJET À SES DÉBUTS ? Sonja Behmel : Je savais à quoi m’attendre. Créer une entreprise demande beaucoup d’investissement personnel et aussi de la part des membres de la famille. Quand je me suis rendu compte que j’étais assez à l’aise dans ma recherche, j’ai décidé de créer une entreprise. J’aime les défis, la passion que cela amène et faire la différence dans la vie des gens. Voilà ce qui m’anime ! Il faut savoir s’entourer et aller chercher des expertises qui sont complémentaires. Par exemple, je suis allée chercher un biologiste avec un DESS en administration des affaires. Il m’a aidée, notamment à faire la recherche de financement et de subventions ainsi que pour les concours. C’est ce collègue qui m’a dirigée vers Entrepreneuriat Laval. C’est là que j’ai vu tout l’appui qu’on peut avoir comme entrepreneur. Enfin, j’ai eu la chance d’être avec des gens qui croyaient beaucoup en moi. Il faut se faire confiance comme entrepreneur, connaître ses limites financières et se demander jusqu’à quel point on veut mettre de l’énergie dans ce projet, sans que ce soit au détriment de sa vie personnelle. Bien sûr, on doit poursuivre le développe- spla.ulaval.ca / Hiver 2016 7

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    PROFIL D’ENTREPRENEUR Par Nathalie Bissonnette ment de l’entreprise tout en ayant du plaisir et en surmontant ses propres craintes. SPLA MAGAZINE : QUELS CONSEILS DONNERIEZ-VOUS À UN ÉTUDIANT QUI VEUT SE LANCER EN AFFAIRES ? Sonja Behmel : Je lui dirais d’acquérir de l’expérience dans son domaine. Avant de se lancer en affaires avec une idée, il est préférable de la garder pour soi, de vérifier qu’elle est unique et de préparer le terrain. L’important est d’acquérir une expérience de vie avant, à moins qu’on ait quelqu’un près de nous qui ait déjà de l’expérience en affaires. Aux cycles supérieurs, on développe une expertise technique très recherchée sur le marché de l’emploi. Par contre, même si on a une niche, il faut être capable de parler le langage des autres et de voir les choses de façon holistique. Je dirais aussi aux étudiants qui sont intéressés par l’entrepreneuriat de suivre des cours de gestion de projets parce que c’est un facteur primordial lorsqu’on se lance en affaires. SPLA MAGAZINE : COMMENT ENTREVOYEZ-VOUS L’AVENIR DE VOTRE ENTREPRISE ? Sonja Behmel : J’aimerais faire grandir l’entreprise tranquillement tout en consolidant l’équipe de travail. Notre marché se situe à Québec et dans le reste de la province. On lorgne actuellement le reste du Canada et on a commencé à développer le marché en Allemagne. Nous participerons sous peu à la plus grande foire en technologie environnementale au monde. À plus long terme, nous aimerions développer notre marché pour atteindre les États-Unis et l’Asie. Sur le plan personnel, je veux finir mon doctorat et me dire que j’ai réussi un autre défi de taille. SPLA MAGAZINE : L’ENTREPRENEURIAT EST-IL UNE VOIE D’AVENIR POUR LES ÉTUDIANTS DES CYCLES SUPÉRIEURS ? Sonja Behmel : Il y a beaucoup de possibilités au Québec si on a les yeux ouverts. Il faut saisir les opportunités et faire du réseautage. Je ne pense pas qu’avoir un doctorat soit un handicap, bien au contraire. Si les étudiants veulent acquérir de l’expérience avant de se lancer en affaires, c’est possible, car de plus en plus d’entreprises recrutent des doctorants dans le domaine des sciences. Ils apportent vraiment une valeur ajoutée à l’entreprise parce qu’ils savent faire de la gestion de projets et gérer un budget. De plus, ils possèdent souvent un réseau de contacts incroyable. C’est un atout sur toute la ligne, car ces ressources hautement qualifiées permettent aux entreprises de rester compétitives sur le plan international. « À 14 ans, j’ai créé ma première entreprise de planche à voile. J’ai ça dans le sang ! Pour créer une entreprise, il faut être assez sûr de son domaine et de ce qu’on veut vendre en termes de connaissances et de produits. Si j’avais un message à transmettre, c’est qu’il ne faut pas hésiter à faire un doctorat, car cela ajoute des cordes à son arc. Tout ce que je fais dans mon doctorat aide mon entreprise et tout ce que je fais pour mon entreprise m’aide pour mon doctorat. En fait, c’est une synergie. » Si on choisit la voie entrepreneuriale, il faut être prêt à accomplir des tâches variées et faire des choses qui nous sortent de notre zone de confort. C’est une question d’attitude et de savoir-être. Il faut se dire : « Même si je ne l’ai jamais fait, je vais l’essayer ». Comme le disent les dragons : « On achète le produit parce qu’on aime l’entrepreneur ». Dans les entreprises comme la nôtre, je crois que les gestionnaires s’attardent davantage aux qualités des personnes et à leur potentiel, avant même de connaître leurs compétences techniques. Crédit photo : Louise Leblanc 8 Hiver 2016 / spla.ulaval.ca

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